Leonardo On-Line, the website 
of Leonardo/ISAST  Leonardo, the Journal of the International 
Society for the Arts, Sciences and Technology  Leonardo Music 
Journal  Leonardo Electronic 
Almanac: monthly coverage of Internet news and digital media culture  Book Series: 
innovative discourse on art, science and technology topics by 
artists, scientists, researchers and scholars Leonardo Reviews: scholarly reviews of books, exhibitions, CDs, 
journals and conferences  OLATS, 
l'Observatoire Leonardo des Arts et des Technosciences: key works, 
artists, ideas and studies in the field  Leonardo / Activities and Projects  Leonardo / About Us   
 

AFRIQUE VIRTUELLE > INTRODUCTION
   



1/ Afrique Virtuelle c'est quoi ?

Comment présenter en quelques mots le projet "Afrique Virtuelle" ?
Par Roger Malina (info@olats.org)

Il me semble que l' "Afrique Virtuelle" est une idée. Un vaste réseau constitué de personnes originaires d'Afrique et du monde entier travaille à sa réalisation avec pour objectif de construire et de visualiser des ponts qui partent de l'Afrique. C'est un réseau qui se sert des nouveaux outils de communication d'Internet afin de travailler ensemble sur des projets communs.

Dans "Afrique Virtuelle", nous avons conçu trois sortes de ponts :

  • Des ponts entre la culture - les arts et la sciences - et les sciences et technologies.
  • Des ponts entre les cultures contemporaines et anciennes.
  • Des ponts entre l'Afrique et les peuples des autres continents.

L' "Association Leonardo", pour laquelle je travaille, entend surtout mettre l'accent sur les liens entre les arts, les sciences et technologies qui nous intéressent.

L' "Afrique Virtuelle", c'est aussi un état d'âme. Pour celui qui se place dans une perspective cosmique, l'Afrique représente le berceau de notre espèce, l'homo sapiens. D'après les connaissances scientifiques, l'australopithecus africanus est né il y a plus de quatre milliards d'années, et l'homo sapiens est apparu en Afrique il y a 150,000 ans. Puis, il a commencé la traversée du bassin méditerranéen et s'est, petit à petit, installé sur tous les continents du globe. En 1959, le premier homo sapiens a quitté le sol terrestre pour entrer en orbite autour de la terre. Des membres de notre espèce ont marché sur la lune, et aujourd'hui un robot guidé explore la planète Mars. Dans 150, 000 ans, il est probable que l'homo sapiens commencera à migrer vers d'autres étoiles de notre galaxie, et que nous collaborerons avec d'autres espèces intelligentes de l'univers.

Si nous nous plaçons dans une perspective cosmique, nous sommes tous africains.


Afrique Virtuelle : un rêve que l'on n'espère pas utopique.
Par Annick Bureaud (info@olats.org)

Il est quelquefois plus facile de préciser la conception que l'on a d'une chose ou d'un projet en décrivant ce qu'il n'est pas. Pour moi, ce projet (ou plutôt ces projets) nommé sous le titre générique d'Afrique Virtuelle n'est pas :

Se substituer aux Africains dans le cyberespace pour parler de leurs cultures, de leur histoire, de leur passé, de leurs rêves, de leur avenir, de leurs désirs ; mettre sur le Web une collection d'informations concernant l'Afrique ; mettre sur le Web ce qui existe déjà dans d'autres lieux (pour exemple les collections des musées qu'ils soient européens ou africains) ; apporter la "bonne parole" du cyberespace à une Afrique "virtuelle", fantôme d'une Afrique "réelle" ; construire des analogies hasardeuses entre le mode de communication et de vie induits par Internet et ce que nous croyons être les traditions d'une autre (d'autres) culture(s) ; renforcer le mythe d'une Afrique homogène.

Afrique Virtuelle ce pourrait être de rendre réel le rêve de collaborations avec les africains (en Afrique et ailleurs dans le monde) sur des sujets qui nous intéressent mutuellement et pour lesquels le web représente une forme de communication, d'expression et d'échanges nouveaux, inédits et à inventer.

Afrique Virtuelle ce pourrait être la fécondation mutuelle pour une humanité retrouvée sur une même planète. Les migrations millénaires ont engendré des sociétés différenciées. Chacune a trouvé pour elle-même des solutions, des réponses, des explications aux questions, aux problèmes qu'elle rencontrait. Et si ces questions étaient bien souvent identiques, chacune a fait preuve d'une inventivité, d'une créativité proprement stupéfiante. Le résultat est ce que l'on appelle la "diversité culturelle". Il me semble que le défi aujourd'hui est moins de la préserver dans une calcification des traditions que de la dépasser pour avancer ensemble, sans la renier et sans la glorifier.

En bref, Afrique Virtuelle, ce pourrait simplement être d'établir des liens, dans tous les sens que les humains ont donné à ce terme, jusqu'au dernier en date, les liens de la navigation dans le cyberespace et qui ne sont rien d'autres qu'une reconnaissance mutuelle, que l'élaboration de nouveaux groupes, de nouvelles sociétés.

Afrique Virtuelle se développe sous les auspices de Leonardo avec trois axes proposés par Roger Malina :

  • "bridges between the arts and sciences within the African context" mais aussi questionnement des arts et des sciences dans le contexte occidental et dans une approche comparative.
  • "bridges between contemporary and ancient culture (or cultural expression)"
  • "bridges between the African continent, and other continents (including the continent of cyberspace)".

La métaphore de ponts entre les continents (le cyberespace est-il vraiment un continent ?) renforce un découpage géographique sur lequel s'est construit le politique de la frontière et de l'Etat-nation. Je préfère lui substituer celle de liens entre les humains, base des sociétés.


2/ Objectifs et Structure d'Afrique Virtuelle

Afrique Virtuelle, projet multimédia organisé sous l'égide de Leonardo/OLATS, a pris forme en 1998. En partenariat avec le Musée Royal d'Afrique Centrale de Tervuren qui préparait alors une exposition consacrée au masque africain - intitulée " L'Autre visage " -, nous avons proposé à des spécialistes du monde africain de se joindre à nous pour témoigner de leurs connaissances sur l'univers des masques africains. Ce qui explique aujourd'hui la prédominance sur le site d'articles consacrés à ce thème.

Notre objectif premier est d'instaurer un réseau d'échanges d'idées entre intellectuels et artistes originaires de l'Afrique et des autres continents. Fidèle à sa vocation de provocateur des rencontres entre les arts et les sciences, OLATS/ Leonardo invite artistes et scientifiques à présenter leur travaux et faire part de leurs expériences du monde africain. Les participants viennent effectivement d'horizons très divers : ils sont peintres, sculpteurs, photographes, écrivains, historiens de l'art, ethnologues, anthropologues, archéologues, etc.

Les outils de travail utilisés sont Internet et les nouvelles technologies du multimédia, l'enjeu étant d'établir un contact avec une Afrique réelle, ancienne et contemporaine, par l'entremise d'un mode de communication virtuel, et de développer des travaux originaux utilisant ces mêmes technologies. Grâce à sa conception hypertextuelle, " Afrique Virtuelle " permet de réaliser et souligner ces correspondances, cette corrélation de formes, de couleurs et de volumes qui rapprochent par example une statue africaine d'une sculpture cubiste. Le langage hypertextuel permet également d'abréger la distance souvent maintenue entre les domaines scientifiques et artistiques. "Afrique Virtuelle" devrait ainsi former une vaste mosaïque d'images et de textes, avec une centaine de scénarios mis en relation et présentés par des experts du monde artistique et scientifique.

A partir de là, Afrique Virtuelle propose de réfléchir sur les thèmes suivants :

" Afrique Virtuelle ", c'est aussi une galerie d'art, une fenêtre ouverte sur les arts africains contemporains et sur les arts inspirés par l'Afrique. Cette galerie d'art est mise gratuitement à la disposition des artistes africains. Elle expose actuellement l'oeuvre d'une vingtaine d'artistes (peintres, sculpteurs, stylistes, graphistes) issus de diverses régions du continent africain. Ils sont originaires d'Afrique du Sud, du Burkina Faso, du Togo, de la Sierra Leone, du Sénégal, etc., et expriment chacun à leur manière la richesse et diversité de la création africaine contemporaine.

Un espace d'exposition est également offert à des artistes originaires d'autres continents et dont la création est largement inspirée par la culture et les arts africains. Le principe étant de montrer la dynamique et permanence des échanges artistiques entre l'Afrique et le reste du monde. Sont actuellement diffusées sur le site la série de Polaroïds du photographe belge Stefan De Jaeger, les oeuvres d'arts électroniques de l'Américaine Rebecca Allen, etc.



[English version]

2/ Objectives and structure of " Virtual Africa ""

Virtual Africa, a multimedia project organized under the aegis of Leonardo/OLATS, took shape in 1998. In partnership with the Royal Museum of Central Africa, which was then preparing an exhibition devoted to the African mask - " The Other Face " -, we had asked experts in African arts and cultures to join the project and share their knowledge on the issue. This explains today the predominance on the website of articles dealing with this theme.


Virtual Africa is first concerned about creating a network of exchanges of views between intellectuals and artists from Africa and the other continents . Willing to instigate encounters between arts and sciences, OLATS/Leonardo invites artists and scientist to introduce their researches and to talk about their experiences of the African world. The participants come, indeed, from diverse horizons : they are painters, sculptors, photographers, art historians, anthropologists, ethnologists.

Internet and the new multimedia technologies will be our tools, our stake being to make contact with a real, ancient and contemporary Africa via a virtual mode of communication. The hypertext will allow to build up and underline these correspondences, this correlation of forms, colors and volumes which make an African sculpture look somehow similar to a cubist artwork. At the same time, the hypertextual technique allows to reduce the distance that often separates scientific fields from artistic ones. Virtual Africa should then form a vast patchwork of images and texts, with about a hundred scenarios, put together and presented by experts from the scientific and artistic fields.

Playing the multidisciplinarity card, we propose to create bridges between:

Virtual Africa is also an art gallery opened to African contemporary arts and to artworks inspired by African arts. To encourage and promote today's creation, free disk space and web support are offered to African artists. The virtual gallery is now showing the work of about 20 artists (painters, sculptors, stylists, graphic designers) coming from various regions of the African continent. They are from South Africa, Burkina Faso, Togo, Sierra Leone, Senegal, etc., and each of them expresses the richness and diversity of African contemporary creation.

A free space of exhibition is also offered to artists from other cultural origins and whose artwork is inspired by African arts and cultures. Indeed, it is important to us to show the dynamism and continuity of artistic exchanges between Africa and the other continents. Virtual Africa is now exhibiting a series of Polaroids by the Belgian photographer Stefan De Jaeger, the electronic artworks of Rebecca Allen from the United States, etc.

   



[ S'informer ]   [ Recherche ]    [ Commander ]    [ Statistiques ]    [ Accueil ]


Copyright Association Leonardo/OLATS © 1997
pour toute re-publication de cette page, merci de contacter Annick Bureaud <info@olats.org>
pour les problèmes concernant le site, notre webmaster <webmaster@olats.org>
Leonardo is a federally registered trademark of Leonardo/ISAST -
Leonardo est une marque déposée de Leonardo/ISAST, selon la loi fédérale des Etats-Unis d'Amérique.