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PROJET STUDIO LAB > BIO ART - BIO DESIGN
   



BIO ART - BIO DESIGN, enjeux culturels et sociétaux de la biologie de synthèse





"MRSA Quilt", Anna Dumitriu

 


BIO ART - BIO DESIGN

Enjeux culturels et sociétaux de la biologie de synthèse

Journée d'études
organisée par Décalab en partenariat avec Leonardo/Olats
6 mars 2014
Amphithéâtre Langevin
ESPGG-ESPCI Paris Tech - Paris
9h00 - 18h00


« Pourquoi est-ce que les chiens ne sont pas déjà bleus avec des points rouges, que les chevaux n’irradient pas de couleurs phosphorescentes dans l’ombre nocturne de la campagne ? (…) Nous avons appris des techniques qui rendent finalement concevable la création d’espèces végétales et animales selon nos propres programmes (…) Nous pouvons maintenant faire des êtres vivants artificiels, des œuvres d’art vivantes. »
Vilèm Flusser, Art Forum, 1988.


25 ans plus tard, les "œuvres d'art vivantes" du bio art s'inscrivent dans le champ de l'art et font l'objet d'expositions et de multiples ouvrages.
25 ans plus tard, la biologie de synthèse entend proposer de "programmer" effectivement le vivant comme nous le faisons d'un ordinateur.
25 ans plus tard, les enjeux de l'impact humain sur l'écosystème planétaire se font plus cruciaux.
25 ans plus tard, design critique et bio design imaginent des scénarios où "nature 2.0", innovation et développement durable se confrontent.

A partir de la présentation de projets d'artistes et de designers et du regard de critiques d'art, de chercheurs en sciences humaines et en sciences dures, nous proposons lors de cette journée d'études d'explorer quelques unes des grandes questions artistiques, esthétiques, sociales, culturelles et éthiques liées aux biotechnologies à l'ére de l'anthropocène.

Participants :

David Benqué, designer et chercheur, Londres
Annick Bureaud, critique d’art, directrice Leonardo/Olats, Paris
Thibaud Coradin, directeur de recherche, Collège de France, Paris
Anna Dumitriu, artiste, Brighton
Lucas Evers, WAAG Society, Institut pour l’art, la science et la technologie, Amsterdam
Lia Giraud, artiste-chercheuse, EnsAD, Paris
Marion Laval-Jeantet (Aoo-Art Orienté Objet), artiste-chercheuse, Paris
Emmanuel Mahé, chercheur en sciences de l'information et de la communication, EnsAD, Paris
Morgan Meyer, sociologue de l'innovation, INRA et Agro Paris tech, Paris
Franck Perez, biologiste cellulaire, Institut Curie, Paris
Natacha Seignolles, directrice Décalab, Paris
Claude Yepremian, ingénieur d’études, Museum d’Histoire Naturelle, Paris

Journée animée par Didier Laval, chef de projet Ecsite, the European network of science centers and museums, Bruxelles

Date : jeudi 6 mars 2014

Lieu :
Amphithéâtre Langevin
ESPGG-ESPCI Paris Tech - Espace des sciences Pierre-Gilles de Gennes
École supérieure de physique et chimie industrielles ParisTech
10 rue Vauquelin
75005 Paris
http://www.espgg.org/Bioart-Biodesign-Journee-d-etudes

Organisateurs :
Décalab : www.decalab.fr
Leonardo/Olats : http://www.olats.org

La participation de Leonardo/Olats à cette journée d'études s'inscrit dans le cadre du projet européen StudioLab soutenu par le 7th Framework Program de la Commission Européenne.

Inscription (dans la limite des places disponibles) auprès de l'ESPGG-ESPCI Paris Tech https://fr.surveymonkey.com/s/7YW6JXN

      the European Commission 7th Framework Program   European Commission   Espace des sciences Pierre-Gilles de Gennes   Ecole supérieure de physique et chimie industrielles ParisTech





PROGRAMME


09h00 – 10h00 : Accueil - Café

Espace des sciences Pierre-Gilles de Gennes, ESPCI ParisTech

10h00 – 10h15 : Ouverture de la journée
- Matteo Merzagora, ESPGG-ESPCI
- Natacha Seignolles, Décalab
- Annick Bureaud, Leonardo/Olats
- Didier Laval (Ecsite), animateur de la journée

10h15 – 11h00 : Introduction
- Annick Bureaud, Bio Art - Bio Design. Quelle création artistique ?
- Emmanuel Mahé, Changements sociétaux et innovation

11h00 – 12h15 : Session 1 - Entre algues et bactéries, un dialogue art-science
- Anna Dumitriu, Art and Modernising Medical Microbiology: MRSA, Communicating Bacteria and The Romantic Disease
- Lia Giraud, Algae-graphies
- Thibaud Coradin
- Claude Yepremian

12h15 – 12h45 : Table-ronde avec les intervenants animée par Didier Laval

12h45 – 14h00 : Déjeuner

14h00 – 15h00 : Session 2 – Art, Design, Science, positions critiques et radicales
- Marion Laval Jeantet (Aoo), De "Que le cheval vive en moi !" à "Plutôt que tout !", bio-art et éthique environnementale
- David Benqué, Blueprints for the Unknown
- Franck Perez

15h00 – 15h30 : Table-ronde avec les intervenants animée par Didier Laval

15h30 – 15h50 : Pause café

15h50 – 16h30 : Session 3 – Approche institutionnelle et sociétale
- Lucas Evers, Open Wetlab, community laboratory for biology and interactions between art, sciences and the public: challenges of vocabulary and goals
- Morgan Meyer, Bricoler le vivant ? Les enjeux politiques et sociétaux de la biologie de synthèse

16h30 – 17h00 : Table-ronde avec les intervenants animée par Didier Laval

17h00 – 18h00 : Synthèse de la journée




PARTICIPANTS


David Benqué, designer et chercheur, Londres
http://www.davidbenque.com


David Benqué est designer et chercheur au département Design Interactions du Royal College of Art de Londres. Il pratique un design spéculatif qui interroge la place des sciences et des nouvelles technologies dans notre vie quotidienne, culture et société.
Il est diplomé de l'Academie Royale de la Haye, Pays-Bas, en graphisme et typographie ainsi que du Royal College de Londres en Design Interaction. Son travail a récement été exposé à la Science Gallery de Dublin, au Ars Electronica Centre de Linz, au NEMO Science Museum d'Amsterdam et au National Museum of China de Pékin.

Blueprints for the Unknown

Blueprints for the Unknown est un project de recherche mené par David Benqué au département Design Interactions du Royal College of Art de Londres.
Le projet rassemble sept designers et vise a explorer l'impact des biotechnologies sur la société. Utilisant le design comme un outil critique et prospectif, ces projets proposent des imaginaires surprenants et ambigus, et encouragent ainsi un débat public sur les implications éthiques, politiques et culturelles des sciences sur notre vie quotidienne. Un exemple sera présenté plus en détail avec The New Weathermen, une exploration des relations entre écologie et biotechnologies. Traditionnellement opposés, ces deux sujets sont combinés par un groupe d'activistes fictifs qui utilisent la science à des fins d'action directe. Un manifeste provocateur et une série d'expériences dévoilent leurs ambitions et idéologie qui ouvrent une troisième voie entre bio-conservateurs et techno-progressistes.


Annick Bureaud, critique d'art, directrice Leonardo/Olats
http://www.annickbureaud.net


Annick Bureaud est critique d’art, organisatrice de manifestations et enseignante dans le champ de l’art et des technosciences. Elle est la directrice de Leonardo/Olats (www.olats.org), branche européenne de Leonardo/Isast (www.leonardo.info).

Bio Art - Bio Design. Quelle création artistique ?

Entre les promesses et les craintes de la biologie de synthèse, les œuvres in vivo du bio art et les bio fictions, le développement du bio design, du BioDIY et du biohacking, cette introduction à la journée posera quelques jalons et points de repères au sein d'une création de plus en plus foisonnante et diverse.


Thibaud Coradin, directeur de recherche, Collège de France, Paris

Thibaud Coradin est directeur de recherche au CNRS. Chimiste de formation, il anime l'équipe "Matériaux et Biologie" (http://www.labos.upmc.fr/lcmcp/1/?q=node/577) au sein du Laboratoire de Chimie de la Matière Condensée de Paris (UMR 7574-CNRS-UPMC-Collège de France). Cette équipe regroupe chimistes et biologistes autour d'approches biomimétiques et bio-inspirées pour la mise au point de matériaux pour la santé et l'environnement.


Anna Dumitriu, artiste, Brighton



La création d'Anna Dumitriu s'inscrit dans une pratique collaborative art-science avec un intérêt particulier pour les questions éthiques engendrées par les technologies émergentes. Dans ses installations, interventions et performances elle utilise tout un ensemble de médias biologiques, numériques et traditionnels tels que des bactéries, des robots, des médias interactifs et du textile.

Elle a participé à de nombreuses expositions parmi lesquelles The Science Gallery< à Dublin, The Museum of Contemporary Art (MOCA) Taipei<, et The V & A Museum< à Londres. Ses œuvres sont dans plusieurs collections publiques dont le Science Museum à Londres.

Dumitriu est la fondatrice et la directrice de “The Institute of Unnecessary Research<”, un groupe d'artistes et de scientifiques dont les travaux traversent les frontières disciplinaires et portent un regard critique sur les pratiques de la recherche contemporaine.

Elle a récemment terminé le projet The Hypersymbiont Salon<” avec le Wellcome Trust, elle collabore en tant que chercheure associée-artiste en résidence au Adaptative Systems Research Group (Groupe de Recherche des Systèmes Adaptatifs) de l'Université de Hertforshire sur la robotique sociale et est également artiste en résidence au sein du projet “Modernising Medical Microbiology<” du Consortium de Recherche Clinique britannique de l'Université d'Oxford. Parmi ses projets internationaux les plus importants “Trust me I’m an artist, towards an ethics of art/science collaboration<” (en collaboration avec la Waag Society d'Amsterdam et l'Université de Leiden) explore les nouvelles questions éthiques qui émergent quand les artistes créent au sein de laboratoires. Elle a reçu un soutien du Wellcome Trust pour son nouveau projet “The Romantic Disease: An Artistic Investigation of Tuberculosis”.

www.normalflora.co.uk

Art and Modernising Medical Microbiology: MRSA, Communicating Bacteria and The Romantic Disease

Une couverture en patchwork dont les motifs sont réalisés avec des bactéries SARM, une robe dont la couleur violette et blanche est le résultat de bactéries tuées au cours du processus d'envoi et de réception de signaux de communication (quorum sensing) : la création d'Anna Dumitriu en bioart est un voyage dans le monde invisible des micro-organismes avec lesquels nous coexistons. Anna Dumitriu travaille aussi bien dans des collaborations art-science au sein de laboratoires de recherche que dans une approche DIY dans sa cuisine et emploie des méthodes qui vont des techniques des premiers temps de la microbiologie à celles du séquençage global du génome et de la bioinformatique.
Elle présentera son approche transdisciplinaire, les questions éthiques que soulèvent sa création, les réactions de ses collaborateurs et sa pratique performative et participative. Elle présentera, d'un point de vue pratique, historique et culturel, sa nouvelle recherche avec Mycobacterium tuberculosis, cause de la tuberculose laquelle touche aujourd'hui un tiers de la population mondiale. Elle abordera la méthodologie DIY qu'elle développe pour travailler avec une forme environnementale non pathogène de Mycobacteria afin de permettre la création d'installation participative mettant en scène le processus de travail avec la tuberculose dans un laboratoire biologique de sécurité de niveau 1.


Lucas Evers, WAAG Society, Institut pour l'art, la science et la technologie, Amsterdam



Lucas Evers a une formation artistique, en sciences politiques et en administration publique de l'Université d'Amsterdam. Il est à l'initiative de l'Open Webtlab à la Waag Society où art et science se rencontrent au sein des sciences de la vie dans une approche ouverte et participative. L'Open Wetlab est à la fois virtuel, travaillant avec de très nombreux artistes et chercheurs dans des laboratoires dans tous les Pays-Bas et à l'étranger, mais aussi un laboratoire biologique réel dans lequel artistes, citoyens et adeptes du bioDIY se retrouvent. En tant qu'Institut pour l'Art, la Science et la Technologie, la Waag Society est une des organisations en art contemporain et design parmi les plus innovante aux Pays-Bas.

Lucas Evers est à l'initiative du Designers and Artists for Genomics Awards devenu le Bio Art and Design Award. Pour la Waag Society il a commissionné de très nombreux projets et manifestations art-science parmi lesquels avec Adam Zarestsky, Christian Nold, Anna Dumitriu, Richard Pell, Aymeric Mansoux & Marloux de Valk. Il dirige le chapitre néerlandais de Creative Commons.

Avec Susanne Jaschko, il a été le co-commissaire de l'exposition et de la série de workshops "Process as Paradigm" réalisés en collaboration avec Medialab Prado pour Laboral Centro de Arte y Creation Industrial à Gijon, Espagne.

Il a également dirigé le programme en nouveaux médias de Stichting Melkweg pour lequel il a organisé de très nombreux événements parmi lesquels le World Wide Video Festival, 5 Days Off Media, Next 5 Minutes et le E-Culture Fair.

http://waag.org/en

Open Wetlab, community laboratory for biology and interactions between art, sciences and the public: challenges of vocabulary and goals

Open Wetlab, community laboratory for biology and interactions between art, sciences and the public: challenges of vocabulary and goals

La Waag Society, Institut pour l'Art, la Science et la Technologie, a mis en place un laboratoire communautaire pour la réalisation d'expérimentations en sciences de la vie pour des scientifiques et des non-scientifiques : le "Open Wetlab", ouvert en juin 2013. Le laboratoire a été construit sur les bases d'un portfolio en bio art que la Waag Society a élaboré tout au long des années passées. Il repose sur la notion développée par la Waag de "l'utilisateur comme concepteur", l'idée que la biologie peut être abordée comme une technologie créative et le parti pris que le public se forgera une opinion différente dans le débat sociétal sur les sciences de la vie s'il peut mettre "les mains dans le cambouis" (hands-on).

Les difficultés que l'on rencontre sont souvent liées au vocabulaire. Comment peut-on impliquer significativement le public dans les sciences de la vie sans simplifier à outrance la complexité du champ ; comment les scientifiques, les artistes et les gens engagés dans le DIY peuvent-ils collaborer alors qu'ils ont des buts différents dans leur approche de la notion de recherche ? Ces diverses façons de formuler les choses conduisent souvent à des conversations qui produisent des sortes de bénéfices collatéraux, mais est-ce que cela nous aide dans notre quête du savoir et du changement et de la beauté, et de ce qui est bien et est-ce que cela va au-delà de ce qui semble suffire aux décisionnaires dans les techno-sciences : l'acceptation du public ? Comment le public peut-il être réellement impliqué dans la définition de son avenir ?


Lia Giraud, artiste-chercheuse, EnsAD, Paris



Lia Giraud est artiste plasticienne, doctorante au sein du programme "Sciences, Art, Création, Recherche" (PSL*) et étudiante-chercheuse dans le programme de recherche DiiP (EnsadLab).
Ses photographies ont été publiées aux Éditions Textuels (Catalogue Sita-suez environnement, 2010) et par l'Agence française de développement (AFD) au Cambodge (Série Ambivalences, 2011). Son travail a fait l'objet de plusieurs diffusions et expositions en France et à l'étranger (Jeu de Paume, Cent-quatre, MARTa Herford museum en Allemagne, "Galerie du Cedex" à Montréal, Institut français des Pays-Bas, Arte, polka magazine…)
Sa pratique de photographe-vidéaste documentaire l'a menée à questionner notre rapport à l'image et le rôle qu'elle occupe dans notre construction de la réalité. Dans ses travaux (riffs, glasses, dollaralia project), elle déplace l'image de sa fonction de médium pour en faire son sujet d'étude. En proposant au public d'expérimenter la "matière de image", elle cherche à rendre visible les évolutions du rapport homme/image. ?Depuis 2010, elle s'intéresse plus spécifiquement à l'influence des nouveaux modes de représentation numériques, explorant la porosité des frontières entre biologique et numérique. Elle s'attache notamment à analyser et imaginer de nouveaux modes de représentation à cette interface. Son processus de création artistique et scientifique l'amène à collaborer avec d'autres artistes et avec les laboratoires parisiens, notamment l'équipe CEE du Museum national d'Histoire naturelle (Projet Algae-graphies), le laboratoire Kastler-Brossel de l'ENS (film-documentaire InVisible) et plus récemment le laboratoire de chimie de la matière condensée de Paris (Collège de France / UPMC) et l'institut de minéralogie et de physique des milieux condensés (projet stromatolites).

Algae-graphie

Interrogeant les évolutions du médium photographique, la notion d'Image Vivante invite à penser un rapprochement possible entre arts visuels et biologie. Par l'expérimentation quotidienne de "l'algae-graphie" (image formée par des micro algues), Lia Giraud tente d'énoncer par sa pratique artistique les enjeux de ce nouveau rapprochement.


Marion Laval-Jeantet (Aoo-Art Orienté Objet), artiste-chercheuse, Paris



Marion Laval-Jeantet est artiste, ethnopsychologue et Maître de conférences à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, elle est par ailleurs rattachée au CNRS (UMR 8218). Artiste du duo Art Orienté Objet, elle mène de front son œuvre, une recherche sur la clinique familiale, les dispositifs chamanique (elle est initiée à plusieurs cultes) et une réflexion sur les limites de la représentation du Vivant dans l'art. De l'éthologie à l'anthropologie, de la biologie à l'épistémologie de l'invisible. Elle a publié notamment "Paroles d'un enfant du Bwiti", éd. L'Originel, Paris, 2005 ; "Iboga : Invisible et guérison", éd. CQFD, Paris, 2006 ; "Dreigestirn", Piper Verlag, Münich, 2006 ; "Du sacré dans l'art actuel ?", éd. Klincksieck, Paris, 2008 ; "Art Orienté Objet", éd. CQFD, Paris, 2013.

De "Que le cheval vive en moi !" à "Plutôt que tout !", bio-art et éthique environnementale

De "Que le cheval vive en moi !" à "Plutôt que tout !", bio-art et éthique environnementale Pour signifier la tragique situation d'hégémonie de l'homme sur l'environnement, Marion Laval-Jeantet a émis l'hypothèse en 2004 de se faire injecter du sang de panda. La difficulté à obtenir le sang nécessaire pour cette performance ne l'a pas empêchée de poursuivre dans cette voie, constatant la mutation accélérée dont témoigne l'explosion des maladies auto-immunes. La pollution environnementale, l'irradiation, les bouleversements écologiques des paysages en seraient les causes. Face à ce risque biologique, les scientifiques recherchent les effets positifs que pourrait avoir le système immunitaire animal sur le système humain. Dans ce cadre très expérimental, Marion Laval-Jeantet a conçu la performance "Que le cheval vive en moi !", se faisant injecter du sang de cheval compatibilisé. Une manière de poser la question de la barrière des espèces qui a poussé l'homme à négliger les aspects essentiels de la diversité des écosystèmes. C'est encore cette question qu'aborde le duo Art Orienté Objet à travers l'enquête sur les cyanobactéries des thrombolites menée en Australie parmi les scientifiques, les aborigènes, les promoteurs et les autorités locales.


Emmanuel Mahé, chercheur en sciences de l'information et de la communication, EnsAD, Paris



Chercheur en sciences de l'information et de la communication, Emmanuel Mahé analyse les évolutions et les mutations de nos sociétés contemporaines en observant des pratiques et des dispositifs très diversifiés, selon de multiples points de vues (art et design / philosophie et sciences / industrie).
Chercheur aux Orange Labs à partir de 2001 puis chargé de mission à la Présidence du Groupe France Télécom Orange jusqu'en 2012, il est actuellement le directeur de la recherche de l'EnsAD (École nationale supérieure des Arts Décoratifs).
Docteur en Sciences de l'information et de la communication et chargé d'enseignement à Paris 8, Paris 13 et Rennes 2, il intervient régulièrement comme conférencier (Université de Helsinki, Médialab de Madrid, Dashanzi à Beijing, King's College à Londres, Institut des Nouveaux Médias à Bruxelles, l'IRCAM, Palais de Tokyo…). Il est également l'auteur de publications de recherche.

Changements sociétaux et innovation


Morgan Meyer, sociologue de l'innovation, INRA et Agro Paris tech, Paris



Morgan Meyer est maître de conférences à Agro ParisTech et chercheur associé à INRA SenS. Il détient une maîtrise en biologie, un doctorat en sociologie et il a été postdoc au Département de Sociologie de l'Université de Sheffield et au Centre de Sociologie de l'Innovation à Mines ParisTech. Il a récemment été professeur invité à l'Université de Vienne (Department of Science and Technology Studies) et 'bright ideas visiting fellow' à l'Université d'Edinburgh (Genomics Forum). Ses recherches actuelles se concentrent sur deux thématiques : l'émergence, la gouvernance et la mise en débat de nouvelles formes de biologie (biologie de synthèse, do-it-yourself biology) ; les lieux et pratiques du 'knowledge brokering' (intermédiation des savoirs) et les frontières des sciences.

Bricoler le vivant? Les enjeux politiques et sociétaux de la biologie de synthèse.

Dans cette présentation, nous allons analyser l'émergence de la biologie de synthèse et les enjeux politiques et sociaux que cette nouvelle discipline soulève. Nous allons, en particulier, nous intéresser à la biologie dite "de garage" (ou do-it-yourself biology) qui consiste à mener des expériences à base de biologie moléculaire dans des lieux non-institutionnels tels que garages, caves, cuisines, laboratoires communautaires, etc. C'est donc un champs qui soulève des questions en termes de démocratisation, de décentralisation, de domestication de l'innovation scientifique et technologique. La domestication et le contournement de la biologie moléculaire et synthétique, tout comme l'expérimentation sur des vivants hors du cadre institutionnel ne peuvent faire l'économie de quelques recadrages, d'où la réflexion sur un code éthique. La biologie de garage pose des questions intéressantes sur les frontières de la science, sur les nouvelles formes de sociabilité et de collectivité entre chercheurs et entre chercheurs et amateurs, sur la sécurité et l'éthique de la biologie. Ces questions sont un lieu d'observation privilégié pour analyser les relations entre la biologie de synthèse et la société.


Franck Perez, biologiste cellulaire, Institut Curie, Paris



Franck Perez est Directeur de Recherche au CNRS et dirige une équipe dans le Département de Biologie Cellulaire de l'Institut Curie à Paris. Son équipe étudie la sécrétion et transport à l'intérieur des cellules de mammifères. Ces thématiques, ancrées dans la recherche fondamentale et ouvertes vers des questions plus appliquées, sont adossées à un fort investissement dans le développement de nouvelles approches biotechnologiques. Ceci a conduit à la création de différentes plateformes permettant de diffuser et d'appliquer au mieux ces approches.


Natacha Seignolles, directrice Décalab, Paris



Natacha Seignolles est Directrice de l'agence Décalab qu'elle a fondée en septembre 2012. Agence d'innovation par l'art contemporain et le design de recherche, l'agence s'appuie sur les Sciences Humaines pour développer des pistes d'innovation, avec le chercheur en sciences de l'information et de la communication Emmanuel Mahé.
Natacha Seignolles pilote la production de cahiers de tendances, de workshops, montages d'exposition et coordonne des projets artistiques avec des artistes des nouveaux médias.
Elle a, avant de monter sa propre agence, travaillé pour le Spectacle Vivant et l'Audiovisuel (essentiellement le documentaire) avant de rejoindre en 2000 Orange pour animer le pôle nouveaux concepts au marketing multimédia puis en 2005 elle devient responsable de la communication institutionnelle où elle pilote la communication développement durable et la gestion des crises, et coordonne des projets culturels comme le Louvre-Lens, et le site culturemobile.net.


Claude Yepremian, ingénieur d'études, Museum d'Histoire Naturelle, Paris



Claude Yepremian, ingénieur d'études, Museum d'Histoire Naturelle, Paris Biographie Claude Yéprémian, ingénieur d'études au sein de l'équipe CCE, UMR 7245 du Muséum National d'Histoire Naturelle, il est responsable des collections vivantes de cyanobactéries et de microalgues du muséum, à partir de ces collections il étudie particulièrement les nutritions minérales et organiques de groupes algaux ayant des parcours évolutifs divergents.



Installation " Nuage de Mots " de l'artiste Isabelle Bonté

Toute la journée, des mots-clés en réaction à cette journée envoyés par tweets et SMS sont repris par l'installation Nuage de Mots d'Isabelle Bonté :






GALERIE




Anna Dumitriu



Lia Giraud



Claude Yepremian



Thibaud Coradin



Marion Laval-Jeantet



David Benqué



Franck Perez



Lucas Evers



Morgan Meyers (qui bouge tout le temps !)



Un public attentif



Un public attentif





Vidéos des présentations
Video recordings


Nous publions ici les enregistrements vidéo de la journée d'études.
Nous avons conservé l'ordre dans lequel les interventions ont été faites.
Les vidéos sont visibles sur les plateformes Vimeo et YouTube, à votre préférence.


We are publishing here the video recordings of the conference.
We have kept the order in which the presentations were done.
You have the choice to watch the videos on the Vimeo and YouTube platforms.


Vimeo http://www.vimeo.com/leonardoolats
Youtube http://www.youtube.com/user/LeonardoOlats


Annick Bureaud, Bio Art - Bio Design. Quelle création artistique ?

 


Emmanuel Mahé, Changements sociétaux et innovation

 


Anna Dumitriu, Art and Modernising Medical Microbiology: MRSA, Communicating Bacteria and The Romantic Disease

 


Lia Giraud, Algae-graphies

 


Thibaud Coradin

 


Claude Yepremian

 


Marion Laval Jeantet (Aoo), De "Que le cheval vive en moi !" à "Plutôt que tout !", bio-art et éthique environnementale

 


David Benqué, Blueprints for the Unknown

 


Franck Perez

 


Lucas Evers, Open Wetlab, community laboratory for biology and interactions between art, sciences and the public: challenges of vocabulary and goals

 

   


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